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 HBO/OCS
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5 raisons de regarder «The Undoing»

Thriller psychologique de haute volée, cette nouvelle minisérie labellisée HBO, avec Nicole Kidman et Hugh Grant, est une petite merveille. À découvrir sans attendre à partir du 26 octobre à 20.40 sur OCS City!

1. SON HISTOIRE
Dans un coin huppé de Manhattan, Grace Fraser (Nicole Kidman), une thérapeute reconnue, spécialisée dans les relations de couple, mène une existence sans histoires avec son mari oncologue, Jonathan (Hugh Grant), et leur fils Henry. Cette vie, si tranquille en apparence, se délite soudainement le jour où la mère d’un enfant scolarisé dans le même établissement qu’Henry est assassinée, et que Jonathan disparaît mystérieusement.

Minisérie en six épisodes, The Undoing est l’adaptation par David E. Kelley du roman Les Premières Impressions (You Should Have Known) de l’Américaine Jean Hanff Korelitz. Et si le talent de scénariste du créateur de Big Little Lies, d’Ally McBeal et de Boston Justice étaient connus, avec The Undoing, il se surpasse. Diaboliquement bien écrits, les personnages sont au service d’une intrigue particulièrement machiavélique. Un “whodunit” (qui a fait le coup ?) dont Agatha Christie aurait salué l’audace, la maîtrise et le suspense imparable.

2. SA PORTÉE SOCIÉTALE
Au-delà du thriller psychologique, la série interroge notre époque connectée, où la superficialité est devenue un art de vivre. Moderne, elle aborde aussi avec pertinence de nombreuses thématiques comme la confiance, la prise de conscience, l’importance du regard des autres, la manipulation, le mensonge et la notion de vérité, ici appréhendée comme un poison nécessaire qui consume les consciences et les apparences.

3. SES COMÉDIENS
Une fois encore, Nicole Kidman, soutenue par l’écriture de David E. Kelley, fait preuve d’une puissance dramatique incroyable. Jamais son regard n’a été aussi intense, sa sensibilité si perceptible que tout au long de la descente aux enfers de son personnage. Puis il y a ce coup de génie du casting: le choix de Hugh Grant pour incarner un personnage dont on ne sait jamais s’il est le Diable incarné ou une innocente victime. Comment ce héros de tant de comédies romantiques cultes pourrait-il s’avérer être un ignoble salaud? À chaque scène, Hugh Grant met, avec maestria, son capital sympathie au service de l’intrigue. Il y a enfin ce vieux roublard de Donald Sutherland qui, avec quelques lignes de dialogues en apparence anodines, transcende une scène de conseil averti en menace effrayante. Dans la peau d’un personnage très proche de celui incarné par Brian Cox dans la série Succession, l’acteur de 85 ans “bouffe” tout le monde. Il est juste incroyable.

4. SA RÉALISATION
Projet après projet, la Danoise Susanne Bier (The Night Manager, Bird Box) fait preuve d’un peu plus de maîtrise. Avec The Undoing, elle réalise un sans-faute. Couplé à une superbe photographie, son sens du cadre et de la précision frise la perfection. Sans esbroufe mais avec style, la réalisation de The Undoing est un modèle, à la fois pertinent et très beau. Quel plaisir!

5. NEW YORK
Souvent, associer un lieu ou une ville à un personnage de film ou de série paraît complètement galvaudé. Pas ici. Le choix des quartiers, des parcs et ruelles permet de redécouvrir une ville filmée avec “vérité”, un peu comme dans un Sidney Lumet des années 1970. Tournée hors de New York, la minisérie aurait eu un autre sens et une autre portée.

HUGH GRANT: «J’AI RETROUVÉ L’ENVIE DE TOURNER»

Interview de l’acteur britannique, héros tout en complexité de «The Undoing» aux côtés de Nicole Kidman.

Comment appréhendez-vous l’ambiguïté de votre personnage?
On me prend souvent pour un faux gentil, alors ce rôle était fait pour moi! Par certains aspects, le médecin que j’incarne me ressemble. Il peut être charmant, souriant, acide, drôle et déroutant. J’aime pratiquer l’humour noir. D’ailleurs, rien n’est jamais tout blanc ou tout noir dans la vie. La force de The Undoing est de jouer sur toutes les nuances de gris. Innocent, coupable, complice? On ignore tout de ce docteur jusqu’au dénouement de cette histoire de meurtre. Ce que j’apprécie encore davantage, c’est qu’il peut paraître coupable ou innocent d’un épisode à l’autre.

Nicole Kidman dit qu’elle a dû vous supplier pour que vous acceptiez ce rôle?
Elle exagère… mais j’aime bien me faire prier. (Rires.) The Undoing avait tout pour me plaire : une partenaire extraordinaire, une réalisatrice –Susanne Bier– que j’admire et un excellent scénario. C’est certain qu’avec de tels talents, j’ai retrouvé l’envie de tourner.

Pourquoi? Cela vous a donné envie de sortir de votre retraite?
Ce n’est pas parce que j’ai fêté mes 60 ans que je cherche à prendre ma retraite. Je suis juste plus difficile à convaincre car j’ai eu ma dose de comédies romantiques et, maintenant, il faut vraiment un bon projet pour me faire sortir de chez moi. Mais je peux vous révéler qu’on m’a proposé trois scripts très différents, ces derniers mois. Je n’ai encore rien décidé mais 2021 pourrait être une année très chargée pour moi en matière de production ciné et télé.

Vous passez une partie de l’année en France. Pourriez-vous y tourner prochainement?
Tout est possible mais il n’y a rien de concret pour le moment, c’est pour cela que je ne vous donne pas de détails. J’ai vu tellement de films s’annuler au fil des années que cela ne sert à rien d’en parler à l’avance. Mais je viens de passer des mois dans les Alpilles où je possède une résidence. En fait, j’étais en Provence durant toute la période du confinement. C’est mon jardin secret. 

À Hollywood: Henry Arnaud

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