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 Lincoln TV/Orange Studio
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«Cheyenne et Lola» saison 1: l’union fait la force

Les comédiennes Veerle Baetens et Charlotte Le Bon incarnent deux femmes s’unissant pour espérer une meilleure vie. Cette série est diffusée à partir du 24 novembre à 20.40 sur OCS Max.

Cheyenne (Veerle Baetens, grandiose) vit dans une caravane. Elle est employée d’une société de nettoyage de ferries faisant la navette entre la France et le Royaume-Uni. Sauvage et méfiante, indépendante et cabossée par un passé chaotique, elle a un rêve: partir loin et ouvrir sa petite entreprise de tatoueuse.

Lola (surprenante Charlotte Le Bon) est l’associée officieuse et l’amante d’un gourou du développement personnel, en réalité un escroc. Elle aime les vêtements brillants et les babioles clinquantes. Sa superficialité et son empathie font d’elle une proie facile. Mais ce serait sous-estimer sa nature profonde. Les destins de ces deux femmes vont se croiser pour le meilleur et pour le drame…

«J’ai pas envie d’être une victime.» Lancée au début de la série, cette réplique de Lola à Cheyenne claque comme un manifeste. Malmenées par la vie, pauvres pantins du monde du travail et violentées par les hommes, ces deux femmes ne s’agenouillent jamais. De leur passé tourmenté, que ce soit la prison pour l’une ou le mépris pour l’autre, elles font une force.

Leur misère financière n’est pas une condamnation mais une motivation pour s’en sortir coûte que coûte, quitte à franchir allègrement la ligne de la légalité en profitant de leur accès aux ferries à destination de l’Angleterre. La main cruellement ensanglantée de Yannick (Patrick d’Assumçao), le caïd local ? Elles vont la tordre, au risque de se mettre gravement en danger.

COMME UN BON POLAR

Passée une exposition un peu longuette (le principal reproche à faire à cette série étant la durée parfois superflue de certains épisodes), Cheyenne et Lola gagne en intensité dramatique, à mesure que les fils narratifs se resserrent et que les personnages se retrouvent progressivement au pied d’un insurmontable mur dramatique. Comme un bon polar où l’air devient irrespirable alors que la conclusion n’est plus qu’à quelques pages. «Je me bats comme une chienne pour une vie qui vaille la peine», proclame Cheyenne vers la fin de la série. Cette énergie de survivre suinte de chaque plan où sont Veerle Baetens et Charlotte Le Bon.

Bien au-delà de l’écriture, elles transcendent leurs personnages, donnent corps à leur rage absolue et portent leurs failles émouvantes, se révélant tantôt antipathiques, tantôt attachantes, humaines, jamais anodines. Deux grandes performances d’actrices pour deux beaux personnages furieusement féministes! 

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