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 Hamid Sardar-Afkhami/Ushuaia
 Hamid Sardar-Afkhami/Ushuaia

«Le cavalier mongol»: il était une fois… dans l’Est

Ushuaïa TV inaugure un cycle sur la Mongolie avec cette soirée du 17 septembre à partir de 20.45, consacrée au réalisateur Hamid Sardar, qui filme des peuples nomades dans des docs aux allures de easterns.

Des paysages à couper le souffle, un cavalier qui galope dans le vent. En quelques minutes, le réalisateur iranien Hamid Sardar plante le décor. Dans son dernier documentaire, Le Cavalier mongol, ce passionné des peuples nomades s’intéresse à un homme hors du commun, Shukhert, le gardien de son clan. «C’est un personnage que l’on ne trouve plus en Mongolie. Il dégage un mélange unique de force et de sérénité avec un courage presque dingue. Au lieu de reculer devant le danger, il avance. Il dit qu’il est protégé par les cieux», expliquait Hamid Sardar au Festival du film d’aventure de La Rochelle 2019 où il a obtenu le grand prix (et le prix du public au Festival de Luchon). «Tout réalisateur rêve dans sa vie de faire un western. On peut dire que j’ai fait un eastern», poursuivait‑il alors.

Tous les ingrédients y sont: un territoire à défendre, des armes et des méchants. Dans la vallée de Darhat, au nord de la Mongolie, les chevaux des tribus nomades sont souvent volés par des bandits qui les vendent à des abattoirs russes. Shukhert, justicier des temps modernes, n’a qu’une seule mission: protéger ces destriers. Presque sans aucun commentaire, Hamid Sardar filme son héros dans toutes les situations, manquant même de se faire casser sa caméra. Shukhert dresse les étalons sauvages, concourt dans des compétitions de lutte et finit même en prison durant quelques mois.

L’UNE DES DERNIÈRES TERRES SAUVAGES AU MONDE

Seuls les premiers mots du réalisateur, qui inaugurent le film, rappellent qu’il s’agit bien d’un documentaire. «Les vastes steppes de Mongolie sont l’une des dernières terres sauvages au monde. Ce sont cette grandeur et cette beauté qui m’ont attiré ici en tant qu’ethnologue». Hamid Sardar n’en est pas à son coup d’essai. Il filme des peuples nomades depuis plusieurs années.

Diplômé de Harvard où il a obtenu un doctorat de sanskrit et d’études tibétaines, il est engagé depuis toujours pour la préservation des cultures et des habitats menacés de disparition. Sa caméra et son appareil photo ont déjà immortalisé la vie d’une nonne bouddhiste itinérante au Tibet et de plusieurs familles de Mongolie.

À suivre, en deuxième partie de soirée sur Ushuaïa TV, Taïga, son documentaire, réalisé en 2014, sur des éleveurs mongols et leur combat contre les loups qui déciment leurs troupeaux. L’occasion de rappeler aussi le lien sacré entre ces peuples et la nature. «Dans les légendes mongoles, les chevaux sont des animaux passeurs qui escortent l’âme du guerrier dans l’au-delà», explique Hamid Sardar.

Ainsi, Shukhert rendra un dernier hommage à son étalon blanc face au coucher du soleil et Purevjav, dans Taïga, gardera en talisman les dents du loup qu’il a tué. Quand on vous parlait de eastern!

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