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 © 2018 Marvel Studios
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«Black Panther»: adieu à la Panther

Chadwick Boseman, l’interprète de Black Panther, s’est éteint à 43 ans des suites d’un cancer. Hommage à un acteur conscient de ses responsabilités. Ce film est diffusé le 20 septembre à 21.05 sur TF1

«C’est avec une incommensurable douleur que nous confirmons la disparition de Chadwick Boseman.» C’est par ces mots que débute le message posté par la famille du comédien américain sur Twitter le 29 août. En quelques jours, ce tweet devient le plus “liké” de l’histoire du réseau social. Une preuve du choc provoqué par le décès de l’acteur de 43 ans, des suites d’un cancer dont il n’avait jamais publiquement parlé. En quinze films seulement, il a imposé, sur grand écran, son charisme serein, sa profondeur rassurante, son regard à la fois doux et déterminé, son jeu précis mais toujours spontané. Et il laisse derrière lui un héritage puissant parce qu’animé par une conscience qui a fait de lui bien plus qu’un acteur.

UNE FILMOGRAPHIE ENGAGÉE

C’est avec le film 42 en 2013, après dix ans de carrière, que Chadwick Boseman connaît la reconnaissance publique et critique. Il y incarne le mythique Jackie Robinson qui, en 1947, devient le premier noir à jouer en Ligue majeure de baseball depuis la fin du XIXe siècle. Ce succès lance sa carrière, durant laquelle il s’efforce de mettre en lumière l’héritage de sa communauté, militant ainsi pour plus de reconnaissance et de représentativité. Du chanteur James Brown dans Get on Up (2014) à Thurgood Marshall (premier Afro-Américain à être élu à la Cour suprême des États- Unis) dans Marshall - La vérité sur l’affaire Spell (2017), en passant par le film de guerre Da 5 Bloods (2019) où Spike Lee raconte l’histoire de vétérans noirs, Chadwick Boseman construit une filmographie engagée et positive. Et même dans la grosse machine hollywoodienne qu’est l’univers cinématographique Marvel, il insuffle des symboles forts.

À l’époque de l’introduction de son Black Panther (roi du Wakanda et super-héros) dans Captain America Civil War (2016), Chadwick Boseman convainc le studio de le laisser jouer avec un accent africain et de conserver des scènes jouées en xhosa, une langue tonale d’Afrique australe. Cette résolution symbolique joue un rôle crucial dans l’accueil enthousiaste et dans l’identification à Black Panther (2018), carton monumental au box-office mondial et phénomène sociétal aux États-Unis.

Chadwick Boseman ne devient pas qu’un super-héros, il se transforme alors en exemple et en source d’inspiration pour des millions d’Afro-Américains. Et là réside le plus bel héritage d’une carrière interrompue trop tôt. Pour un artiste, il est de coutume de dire que mourir jeune donne vie à la légende. On aurait simplement aimé que Chadwick Boseman continue d’écrire son histoire un peu plus longtemps… Thomas Destouches

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