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 J.Stey / Bonne Pioche
 J.Stey / Bonne Pioche

«Novecento»:  André Dussollier en liberté

Le comédien joue, virevolte et chante avec malice dans «Novecento» que programme Olympia TV le 28 octobre à 20.30. Ce monologue théâtral et musical lui a valu le molière du meilleur comédien en 2015.

Acteur de cinéma ou narrateur dans des documentaires, comédies ou drames, second rôle ou premier violon, André Dussollier slalome entre les genres avec subtilité. Avec Novecento, il a vécu une magnifique aventure théâtrale durant cinq ans.

Vous avez adapté, mis en scène et joué le texte de l’auteur Alessandro Baricco. C’est un engagement total…
J’ai été séduit par le texte dès sa parution dans les années 2000. Et lorsque j’ai pu m’en emparer, je me suis investi dans chaque étape de la création. L’adaptation, en mélangeant les mots et la musique pour que la musique raconte au-delà des mots. Et aussi le décor, pour recréer l’atmosphère d’un transatlantique des années 1920-1930.

D’où la présence d’un quatuor de musiciens à vos côtés?
Oui, car la musique n’est ni illustrative ni décorative. Elle fait le lien entre les chapitres, comme des escales. J’ai donc tenté cette aventure avec un quatuor de jazz, ayant le souvenir, dans ma jeunesse, de morceaux en vogue qui correspondaient à l’époque des grandes croisières vers les USA.

Quel est votre rapport avec la musique de jazz?
Enfant, ma mère écoutait beaucoup de musique et notamment du jazz avec d’immenses solistes comme Erroll Garner, Art Tatum et aussi Sidney Bechet.

Le personnage que vous incarnez est un artiste total qui préfère son art et la solitude au monde extérieur…
Je me suis un peu identifié à Novecento qui reste sur son bateau jusqu’au bout alors qu’on le presse de descendre sur terre. Il refuse d’entrer dans la bataille, d’aller dans le monde. À sa façon, il incarne le rêve d’une certaine liberté, il échappe à toute forme établie. J’y trouve une allégorie de notre métier de comédien. J’aime la phrase de Scorsese qui dit qu’on ne va jamais aussi loin que lorsqu’on puise à l’intérieur de soi pour atteindre la plus riche expression artistique.

Vous-même avez décidé de quitter la Comédie-Française au bout d’un an pour le cinéma et le théâtre privé.
Car les règles de la Comédie-Française étaient strictes et m’ôtaient la possibilité de faire du cinéma. Moi, je voulais garder mon indépendance, ne pas rater une occasion. J’ai suivi mon instinct.

Quel plaisir trouve-t-on à reprendre un texte plusieurs années de suite?
J’aime l’idée de creuser son sillon chaque soir comme s’il s’agissait d’un acte unique, d’une seule représentation et de se trouver comme dans une finale olympique tout en sachant que l’on parcourt les mêmes mètres.

Après cinq ans de représentations, en avez-vous fini avec «Novecento»?
La pièce a été physiquement éprouvante et puis elle m’a empêché de faire autre chose! J’ai plein d’autres projets en tête. Là, j’ai terminé cet été le film de François Ozon, Tout s’est bien passé, avec Sophie Marceau. J’ai aussi tourné dans une comédie de Benjamin Euvrard, Attention au départ! avec Jérôme Commandeur, et également un thriller de Yann Gozlan avec Pierre Niney. 

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