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 Coudert/Sportsvision/Sipa
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Il était une fois la cesta punta

Variante de la pelote basque, la cesta punta est une discipline aussi magnifique que confidentielle. Alors que les principales compétitions professionnelles françaises sont retransmises sur Canal+ Sport à partir du 10 novembre à 19.25, présentation avec le journaliste Xavier Giraudon.

Roi des jeux et jeu des rois, le jeu de paume a légué une nombreuse descendance. La pelote basque, qui regroupe plusieurs disciplines, est l’une de ces variantes réputée. Si la pelote basque à main nue est considérée comme la plus noble de ces spécialités, la cesta punta, créée plus récemment, est la plus spectaculaire et lucrative. Disputée dans des jaï-alaï, elle oppose deux équipes composées d’un avant et d’un arrière, sur une aire de jeu, la cancha, entourée de trois murs. Les duos sont tirés au sort et les points glanés se cumulent dans un classement général individuel. Les équipes relancent à tour de rôle une pelote dense et vive, à la volée ou après un rebond au sol, contre le fronton. «Comme aux échecs, la construction du coup doit mener au déséquilibre de l’équipe adverse», explique Xavier Giraudon qui commente les parties pour Canal+ Sport.

Le sport de balle le plus rapide au monde

Le terme cesta punta désigne littéralement, en espagnol, un panier en pointe. Les joueurs, nommés pelotaris, réceptionnent et lancent la balle à l’aide d’un gant en cuir prolongé d’un panier en osier courbé, le chistera. La pelote pouvant atteindre 300 km/h, la cesta punta est présentée comme le sport de balle le plus rapide au monde. «C’est un jeu très aérien et technique, dans lequel la notion de combat est très présente. Mais, toujours dans un incroyable respect mutuel, s’enthousiasme Xavier Giraudon. Il a un côté ferrailleur mais aussi très esthète. Il s’en dégage beaucoup de panache, avec toujours la volonté de bien jouer ensemble.» Dans cette discipline codifiée, puissance, endurance et habileté sont les principales qualités requises. «Ce sont des athlètes de haut niveau, contraints à une grosse préparation tion physique», rappelle Xavier Giraudon. En France, une trentaine de professionnels peuvent espérer empocher entre 4 000 et 5 000 euros par compétition, hors prime au vainqueur.

Sport traditionnel du Pays basque, la cesta punta s’est développée au gré des émigrations des Basques. Dans les années 1970-1980, les frontons-casinos de Floride pouvaient attirer 10 000 personnes, venues assister à ces joutes distinguées. Puis, le déclin de l’emprise américaine sur le secteur professionnel a fait émerger de nouvelles zones d’influence.

Désormais place forte du circuit, le Mexique représente, avec l’Europe, la France et l’Espagne essentiellement, les principales terres d’exhibition de la cesta punta où les pelotaris cubains et philippins trouvent également leur place. Alors qu’un Pro Tour mondial se met en place, la légende française Eric Irastorza ou les “jeunes” Tricolores Jean Olharan et Nicolas Etcheto ont de bonnes chances d’y briller aux côtés de l’Espagnol Iñaki Goikoetxea, emblème de cette passion ancestrale.

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