Aller au contenu principal
 Netflix
 Netflix

«Lupin» partie 1: Omar Sy le nouvel Arsène Lupin

L’acteur incarne Assane Diop, un gentleman cambrioleur, fan d’Arsène Lupin dans une superproduction diffusée à partir du 8 janvier sur Netflix.

Pour sa première série télévisée, Omar Sy fait revivre un personnage culte de la littérature française. Il incarne Assane Diop, meurtri par le décès de son père victime d’une injustice, un jeune homme qui s’inspire du héros de Maurice Leblanc pour obtenir sa revanche.

Comment cette série est-elle arrivée jusqu’à vous?
C’est un cadeau de Gaumont (qui a produit Intouchables, Samba et Chocolat, ndlr). Ils m’ont demandé quel rôle j’aimerais jouer. Et j’ai répondu Lupin.

Pourquoi?
Pour un acteur, c’est un véhicule incroyable. Il peut être dans le drame, très léger, dans l’action. C’est quelqu’un de physique, d’intelligent. Si vous posez la question à un acteur anglais, il vous répondra James Bond. Et comme je suis un acteur français, je réponds Arsène Lupin. (Rires.)

La série s’appelle «Lupin» mais votre personnage se nomme Assane Diop, fan de Lupin. Pourquoi?
Assane est Lupin mais un Lupin 2.0 qui part du personnage de Maurice Leblanc. Pour moi, c’était le seul moyen de le jouer aujourd’hui. Ça me paraissait compliqué en termes de création d’intégrer un Lupin moderne sans mettre les livres à une place centrale.

Êtes-vous, comme Assane, fan de Lupin?
Oui, pour jouer Assane et me préparer, j’ai tout lu. Et aujourd’hui, je suis comme mon personnage, je suis vraiment fan de Lupin.

Comment avez-vous travaillé le look d’Assane?
Avec Louis Leterrier (réalisateur des trois premiers épisodes, ndlr), on a réfléchi à voir ce qui était iconique chez Arsène Lupin et ferait encore sens aujourd’hui. Qu’est-ce qui pourrait remplacer le haut-de-forme? On est dans une série française, du coup, on se dit que le béret ça marche! C’est très français. Puis avec ce long manteau, il y a cette idée de cape de superhéros. Et on a les sneakers qui sont, elles, 2.0 et donc très 2021.

Assane est un personnage entre ombre et lumière. Le côté lumineux, on le connaît bien chez vous. Le côté sombre, comment l’avez-vous travaillé?
Je me suis appuyé sur l’histoire de mon personnage et son héritage d’un père qui n’est pas à la bonne place socialement et qui est accusé à tort. J’ai travaillé sur ces éléments dramatiques. Et il a quelque chose de Batman, il porte ce côté tragique lié à l’enfance. Je me suis accroché à ça pour porter cette soif de revanche. Ce rôle est un cadeau parce que cette zone-là restait inexplorée pour moi en tant qu’acteur.

Une partie de l’intrigue du premier épisode se passe au Louvre. Comment s’est déroulé le tournage?
Quand on a décidé de faire un projet comme celui-ci, il y avait l’idée de faire quelque chose d’envergure. Et les institutions, dont le Louvre, étaient d’accord! Il y a une fierté de mener ce type de projet en France et avec ces moyens-là. Pendant les moments de préparation, je me suis retrouvé un quart d’heure tout seul dans la salle, face à La Joconde. J’ai immortalisé le moment, c’est un truc que je n’oublierai jamais!

La série évoque le racisme en France. Comment a-t-il été décidé d’aborder cette question?
C’était une proposition de George Kay (le showrunner, ndlr) et, pour moi, ça faisait sens. Il y a quelque chose d’intéressant dans le fait qu’Assane se serve de ces faiblesses, de ces problèmes de société, pour servir sa cause. Par exemple, pour être invisible, il sait que les gens d’un certain niveau social ne sont pas vus, pas regardés. Pour passer à travers les mailles du filet, il va se positionner là et ça va lui permettre d’avancer pour accéder à autre chose.

Est-ce que vous pensez que «Lupin» a la capacité de bousculer les séries françaises et d’ouvrir les portes des premiers rôles à d’autres acteurs issus de la diversité?
Je ne suis pas allé jusque-là mais, maintenant que vous me le dites, je l’espère. Mais si on m’avait dit ça avant, c’est comme sauter d’un plongeoir de 10 mètres. Il faut une certaine légèreté pour pouvoir créer et rêver grand. Justement, je ne pense pas à ces choses-là et j’avance. De toute façon, je les porte avec moi quoi que je fasse donc je n’ai pas besoin de me les mettre dans la tête.

LA SÉRIE CÔTÉ COULISSES

PARTIE 1
Si le 8 janvier, Netflix met en ligne cinq épisodes, dix ont d’ores et déjà été tournés. La seconde partie sera diffusée plus tard dans l’année.

LE CASTING
Pour cette série à grand spectacle, Netflix s’est offert un casting de choix. Aux côtés d’Omar Sy, on retrouve ainsi Nicole Garcia, Hervé Pierre, Clotilde Hesme, Shirine Boutella, ou encore Ludivine Sagnier.

UN NOUVEAU RÔLE
Pour son premier rôle principal dans une série télé, Omar Sy enfile une autre casquette, en plus du béret de son personnage: il est le producteur artistique de la série. Plus qu’un titre, cette fonction lui permet de garantir la continuité de son personnage depuis sa création jusqu’au montage.

HIATUS
Comme de nombreuses autres productions en 2020, le tournage de cette saison 1 a été interrompu par la pandémie de coronavirus et le premier confinement.

UN TOURNAGE HORS NORME
Rares sont les productions qui peuvent se targuer d’avoir tourné au Louvre. Non seulement Lupin y passe une grande partie de son premier épisode, mais la série s’offre aussi une scène d’action spectaculaire dans la cour du plus célèbre musée du monde.

OMAR SY, PICKPOCKET?
Si Arsène Lupin est le roi pour subtiliser biens et bijoux sans même que les intéressés ne s’en rendent compte, Omar Sy n’a pas eu le temps de développer ses talents d’escamoteur. La magie du cinéma, avec quelques plans serrés, a permis de créer l’illusion.

À propos

TELECABLESAT HEBDO : votre guide TV le plus complet. Tout le programme TV du câble, satellite, ADSL et TNT

Suivez-nous
To Top