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 © Nicolas Velter / Montebello Productions / Canal+
 © Nicolas Velter / Montebello Productions / Canal+

«Ovni(s)» saison 1: burlesque chasse aux aliens

La dernière création originale de Canal+ diffusée à partir du 11 janvier à 21.05, s’attaque avec humour et enthousiasme aux phénomènes paranormaux.

Une pluie de flamants roses qui tombe sur une Simca 1 100 plantée dans un champ, une galerie de personnages gentiment déjantés avec des dialogues surréalistes… Dès le départ, la nouvelle création de Canal+ donne le ton: loufoque et décalé. Un voyage surnaturel ultra-référencé au coeur d’un bureau chargé d’enquêter sur les phénomènes paranormaux dans la France giscardienne.

En 1978, un représentant de commerce à la recherche d’un raccourci qu’il ne trouve jamais, disparaît. Au même moment, des témoins remarquent des phénomènes inexpliqués. Didier Mathure (Melvil Poupaud), brillant ingénieur spatial, à la tête d’un bureau spécialisé sur les ovnis, est chargé de l’enquête. Ce cartésien convaincu, nommé contre son gré à ce poste, n’a désormais plus qu’une idée en tête: sortir de cet enfer.

Inspirée de faits réels, la série réalisée avec précision et élégance par Antony Cordier (Douches froides), Ovni(s) est le fruit de l’imagination des scénaristes Martin Douaire (Vernon Subutex) et Clémence Dargent (Fais pas ci, fais pas ça) qui, dès le départ, avaient la ferme intention de perfuser chacun des douze épisodes de 30 minutes de leur série d’un cocktail atypique : «Cette histoire est née d’une conversation avec un chauffeur de taxi qui nous a parlé du Gepan, le Groupe d’étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés. Immédiatement dans ma tête se sont télescopés X-Files et Mad Men, précise Martin Douaire. Cependant, il a fallu un peu de temps pour trouver le bon dosage pour ne pas se perdre dans la parodie.»

PLEIN DE RÉFÉRENCES, AU CINÉMA OU À LA BD

Si les références aux séries et films de SF sont nombreuses, de X-Files à Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, en passant par SOS Fantômes, Ovni(s) fait aussi penser au cinéma de Jacques Tati et à certaines bandes dessinées comme Gaston Lagaffe ou Tintin. Quant à la musique, elle donne le ton. Tous les épisodes sont traversés par le son électro atmosphérique de Jean-Michel Jarre. Pour donner vie à ce délire poétique de pop culture ultra-référencé, la production a réuni un casting haut en couleur, porté par un Melvil Poupaud dont on découvre avec délectation le potentiel comique. Il explique : «Mon challenge, c’était de ne surtout pas faire le comique. Je ne voulais pas rentrer dans le côté grimaçant ou le “forcé” de la comédie. Je voulais, comme Didier Mathure, être capable de passer d’une humeur à l’autre extrêmement rapidement. C’est une question de rythme. Je me suis inspiré d’acteurs de comédie comme Marcello Mastroianni, un petit peu Pierre Richard ou encore Didier Bourdon, qui n’ont pas un regard réflexif sur leur jeu mais qui sont immédiatement et à 100 % dans l’action.»

Et le résultat est là. L’acteur révélé par Raoul Ruiz parvient à donner une élégance comique au personnage de Mathure qui fait parfaitement la blague. Le reste de la distribution est du même acabit, que ce soit Géraldine Pailhas, Quentin Dolmaire (Trois souvenirs de ma jeunesse), Michel Vuillermoz ou encore Nicole Garcia, tous campent des personnages décalés qui se promènent avec délectation dans cet univers burlesque mâtiné de fantastique.

Canal+ n’a même pas attendu la diffusion de la première saison pour décider de prolonger encore un peu plus le plaisir et a déjà commandé aux auteurs d’Ovni(s) une deuxième saison qu’on a hâte de découvrir. 

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