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 Lionel GUERICOLAS - Marlyse pres
 Lionel GUERICOLAS - Marlyse pres

Stéphane Bern invité de Gérard Miller dans «Si j'avais vécu...»

Télévision, scène, livre, radio… En cette rentrée, ce touche-à-tout de talent est sur tous les fronts. Grand prince, l’animateur a tout de même trouvé le temps de répondre à nos questions.

Difficile de trouver un moment pour interviewer Stéphane Bern. Car, à peine rentré de vacances, le monsieur Patrimoine d’Emmanuel Macron est déjà en pleine activité : premier invité de Gérard Miller dans Si j’avais vécu… sur Toute l’Histoire, enregistrements de nouveaux numéros de Secrets d’histoire et du Village préféré des Français, promotion d’un nouveau livre, répétition d’un seul en scène pour octobre (lire plus bas), préparation de sa rentrée à RTL

Avec une telle actualité, on se demande comment vous arrivez à combiner autant d’activités?
Grâce à la passion. Je me repose d’une activité avec une autre, c’est comme des récréations à chaque fois. Mais je ne pousse pas des wagonnets dans une mine et je ne subis pas une grande pénibilité au travail! Mes livres, par exemple, je les écris l’été, à mon rythme, et les émissions, je les enregistre souvent le week-end.

Vous trouvez même le temps d’inaugurer la nouvelle émission de Gérard Miller sur Toute l’Histoire, «Si j’avais vécu…»
Oui car l’émission de Gérard est très réussie. On essaie de comprendre une époque de l’intérieur avec un historien. Il fait une télévision intelligente qui ne prend pas les téléspectateurs pour des imbéciles. Ça fait plaisir !

Pour cette émission, vous avez choisi de “vivre” sous la monarchie de Juillet alors qu’on vous attendait davantage à la cour du Roi-Soleil !
J’aime bien être là où on ne m’attend pas. La monarchie de Juillet (1830-1848) est intéressante car c’est à ce moment-là qu’on prend conscience de la valeur du patrimoine en France: Victor Hugo écrit Notre-Dame de Paris en 1831 et republie son texte génial Guerre aux démolisseurs en 1832. Prosper Mérimée devient inspecteur général des monuments historiques en 1834. Tous deux vont se battre pour sauver le patrimoine.

Vous êtes donc devenu le nouveau Prosper Mérimée en acceptant le poste de monsieur Patrimoine?
J’ai moins de talent que Mérimée mais notre combat est le même : sauver le patrimoine à tout prix. C’est pour cela que j’ai accepté la mission d’Emmanuel Macron. Le loto du patrimoine est un vrai succès qui a déjà permis de sauver 150 monuments en péril!

Une expérience que vous racontez dans votre livre «Sauvons notre patrimoine» (Éditions Plon)…
Oui, je fais le bilan de l’année et demie de cette mission. Il y a aussi quelques coups de coeur, quelques coups de griffes et quelques coups de gueule!

Des coups de gueule adressés à Emmanuel Macron?
Oui, car j’ai de vrais désaccords avec lui comme les taxes sur le loto du patrimoine. Il me dit que c’est légal et il a raison mais je maintiens que c’est incompréhensible pour les Français. Je lui dis aussi que s’il veut réconcilier la France des villes et la France rurale, il faut miser sur le patrimoine car la moitié de notre patrimoine est dans des communes de moins de 2 000 habitants! Le tourisme patrimonial va sauver la ruralité.

C’est pour ça que vous continuez «Le village préféré des Français» qui va désormais passer sur France 3, comme «Secrets d’histoire»?
Oui, je veux montrer à tous combien la France des villages est belle. Quant à Secrets d’histoire, je suis enchanté que l’émission passe aussi sur France 3. Il va y avoir enfin une régularité de programmation. Pendant des années, sa diffusion était erratique. Là c’est différent, il y en aura six avant Noël et six après, dont des numéros sur Leonard de Vinci, Agrippine ou le chevalier d’Éon.

En revanche, vous continuez les émissions spéciales sur France 2, comme «Laissez-vous guider…» avec Lorànt Deutsch?
Oui. Le prochain épisode sera sur le Paris du baron Haussmann. Je prépare, également pour France 2, une émission sur Monaco et une autre sur Notre-Dame de Paris. Je présenterai aussi l’Eurovision junior.

Des émissions éclectiques qui vous permettent de vous adresser à tous les Français. C’est le succès de votre popularité?
C’est surtout qu’aucun de mes tournages ne se fait en studio sur fond vert. Moi je vais à la rencontre des Français, je ne veux pas devenir un animateur hors sol comme certains. Je vis la majeure partie du temps dans ma maison dans le Perche donc je côtoie les gens. Je comprends leur sentiment d’humiliation et d’abandon. Je dis aux politiques : si vous voulez sauver les territoires, sauvez le patrimoine !

SUR LES PLANCHES

À partir du 14 octobre, Stéphane Bern se glissera dans la peau d’un acteur au Théâtre Montparnasse, à Paris, pour interpréter un seul-en-scène écrit par Diane Ducret, Vous n’aurez pas le dernier mot. «Depuis que j’ai joué, en 2006, Numéro complémentaire, de Jean-Marie Chevret, avec Francis Perrin et Isabelle de Botton, j’avais l’idée de remonter sur scène. Le fait d’avoir joué, l’année dernière, dans la fiction de France 3 Meurtres en Lorraine, a fini de me convaincre. J’aime vraiment faire l’acteur. Le texte de Diane est tombé au bon moment, je l’ai adoré d’emblée et je lui ai dit banco!»
Un texte qui raconte la fin de grands hommes ou de grandes femmes comme Coco Chanel, la Callas ou l’écrivain Céline. «On raconte toujours leur ascension mais jamais leur fin. Pourtant, c’est émouvant car ces monstres sacrés redeviennent humains dans leurs derniers instants, même s’ils n’ont pas toujours pensé à s’éteindre avec un dernier bon mot. Moi, je termine le spectacle avec les derniers mots que je souhaiterais dire. Il faut venir le voir pour les connaître !»

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