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 JC.Moireau/Mars Films/OcsMax
 JC.Moireau/Mars Films/OcsMax

«Grâce à Dieu» de François Ozon: le silence brisé

Histoire vraie du combat des victimes d’un prêtre pédophile, «Grâce à Dieu», diffusé le 13 novembre à 20.40 sur OCS Max, est un film puissant car il évite le piège du voyeurisme.

Pas étonnant que Grâce à Dieu ait dû être tourné dans le plus grand secret. Car le film ne se contente pas de raconter un retentissant scandale d’abus sexuels. Il pointe aussi du doigt l’omerta dans l’Église catholique de France. Le cas du prêtre n’a été jugé par un tribunal ecclésiastique qu’en juillet dernier et ira en cour d’assises en 2020. François Ozon, le réalisateur, pouvait s’attendre à des pressions : deux actions en justice ont tenté d’empêcher la sortie de son film, sans succès.

D’excellents acteurs, tout en souffrance refoulée

Le sujet est très fort, mais il fallait le traiter sans tomber dans le sensationnalisme. Le cinéaste contourne cet écueil avec une écriture aussi rigoureuse que soignée. Les acteurs (Melvil Poupaud, Swann Arlaud et Denis Ménochet) font le reste. Tous sont excellents, tout en souffrance refoulée.

Récompensé par le Grand Prix du jury au festival de Berlin, Grâce à Dieu se présente comme une fiction et se clôt avec un carton sur la présomption d’innocence. Des précautions juridiques, sans doute, mais qui ne changent rien au point de vue du film, limpide dans sa dénonciation du silence de l’Église.

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