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 GILLES GUSTINE/FRANCE 2
 GILLES GUSTINE/FRANCE 2

«La fabuleuse histoire... de l'école» par Stéphane Bern: des siècles d'école

À quelques jours de la rentrée des classes, ce quatrième numéro de «La fabuleuse histoire», diffusé mardi 27 août à 21.05 sur France 2, part à la découverte de l’école de nos ancêtres. L’occasion de revenir sur quelques idées reçues…

Après le restaurant, la maison, l’hygiène et la beauté, Stéphane Bern s’attaque à l’école à travers les âges. Dans des décors d’époque reconstitués avec soin, le voici propulsé en plein Moyen Âge, au temps des cathédrales, sous le règne du Roi Soleil, dans une école de la IIIe République laïque, gratuite et obligatoire, avant de finir dans les années 1950 en pleine leçon d’art ménager! Des récits en images aussi éclairants que divertissants, démontant quelques croyances populaires…

S'INSTRUIRE PAR LE TRAVAIL MANUEL

Au XIIIe siècle, le travail manuel était une manière de s’instruire. Sur le chantier des bâtisseurs de cathédrales, exclusivement réservé aux garçons, l’apprentissage est important. Dès l’âge de 12 ans, l’enfant taille la pierre et observe les gestes de ses aînés pendant deux ans. Il apprend à lire, compter, dessiner la géométrie et connaît les unités de mesure (toise, pouce, pied, coudée, empan, palme). La transmission et l’école de la vie sont les maîtres mots au Moyen Âge.

CE SACRÉ CHARLEMAGNE

«Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école? C’est ce sacré Charlemagne…» En 1964, France Gall perpétuait cette idée reçue. Un cliché qui a perduré grâce aux manuels d’histoire d’Ernest Lavisse qui ont accompagné des générations d’écoliers français entre 1884 et les années 1950 ! Mais ces livres d’histoire étaient truffés de clichés et de mythes créés notamment autour de Jeanne d’Arc, Vercingétorix ou encore Charlemagne. «L’école a suivi l’évolution politique et sociale de la société, souligne Yoan Zerbit, producteur de La fabuleuse histoire. Elle en a été son miroir.»

L’ÉCOLE BUISSONNIÈRE

Au cours des pérégrinations de Stéphane Bern, on découvre le sens premier de l’expression “faire l’école buissonnière”. Elle trouve son origine au XVIe siècle lors de l’apparition d’écoles clandestines en opposition à celles dirigées par le clergé. Pourchassés, les protestants se réfugiaient dans les forêts pour exercer leur culte. L’école buissonnière signifiant école de la résistance. Rien à voir avec les folles escapades des héros de Louis Pergaud dans La guerre des boutons!

LE BONNET D’ÂNE

Sous Jules Ferry, l’école devient obligatoire, laïque et gratuite. Les tableaux noirs et les cartes de France fleurissent dans les écoles. La séquence tournée dans une école communale avec Jamy Gourmaud illustre parfaitement l’époque. L’expression “porter le bonnet d’âne” apparaît sous la IIIe République. Mais à l’inverse de la règle sur les doigts ou encore des genoux à terre sur des grains de blé (châtiments corporels infligés par les professeurs), le bonnet d’âne n’était pas synonyme de punition du mauvais élève. «L’âne est un animal têtu mais il est faux de dire qu’il est bête, précise Yoan Zerbit. Porter un bonnet d’âne permettait d’enfermer les connaissances dans la tête des petits écoliers et non pour pointer leur bêtise. Mais avec le temps, l’expression a perdu de son sens premier.»


Déjà, les équipes de la société de production CAPA réfléchissent aux prochains sujets susceptibles de devenir de fabuleuses histoires : les animaux domestiques, le couple et la famille, la santé ou encore les jeux et les spectacles.

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