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 Chevalin/Tf1/Dpa Picture/Histoire TV
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«1933-1939 Attaquer Hitler?: Gilles Bouleau face à l’histoire

Après «1940 la débâcle» (*) l’an passé, le journaliste raconte les occasions ratées par la France d’arrêter Hitler dans son expansion entre 1933 et 1939. Ce documentaire est diffusé le 1er juin à 20.50 sur Histoire TV.

Très occupé par la présentation du 20 heures de TF1, JT le plus regardé d’Europe, Gilles Bouleau trouve toujours du temps pour raconter l’histoire. Une matière qu’il affectionne et connaît bien. Retour sur les grandes lignes de ce nouveau documentaire.

Après la débâcle, vous racontez l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, puis son expansion européenne. Où est la logique?
C’est le début de l’histoire. Pour comprendre la débâcle, il faut commencer par Hitler et son arrivée à la tête de l’Allemagne, avec son ambition démesurée, les jeux de pouvoir qui se mettent en place, la psychologie des uns et des autres, les alliances militaires…

Vous expliquez que la France a manqué par trois fois de stopper l’expansion d’Hitler…
En effet, c’est fou! Hitler a violé impunément, et par trois fois, le traité de Versailles (pacte signé le 28 juin 1919 qui déterminait les sanctions contre l’Allemagne après la Première Guerre mondiale, ndlr). En 1936, avec l’invasion de la Rhénanie occupée en partie par les Français; en 1938, avec l’annexion des Sudètes puis de la Tchécoslovaquie en entier; et en 1939, avec l’invasion de la Pologne.

Comment peut-on expliquer ce laxisme français?
Les Français, et les Britanniques, d’ailleurs, ne voulaient agir que de façon cartésienne. Mais ils avaient en face d’eux un joueur de poker qui ne montrait jamais tout son jeu. En plus, il connaissait très bien ses adversaires, notamment les rapports difficiles entre le président du Conseil français Daladier et le Premier Ministre anglais Chamberlain… Hitler considérait qu’il retirerait plus de bénéfices que de risques à avancer ses pions!

Et le climat politique français n’était pas favorable à une guerre…
En effet. Ma grand-mère, qui avait connu la Première Guerre, m’avait dit qu’on répétait : «Plus jamais ça.» Quand Hitler remilitarise la Rhénanie en 1936, ça ne fait pas vingt ans que les Français sont sortis de la guerre. Personne n’a envie de retourner au front. Et puis, quand vous avez tellement “d’emmerdements” à la maison, vous n’avez pas envie de vous occuper des autres! L’ambiance politique en France était très compliquée.

D’ailleurs, on rapproche souvent cette période avec celle que l’on vit actuellement. Qu’en pensez-vous?
Je me méfie des comparaisons, mais, comme en 1936, il existe une pulsion populiste, une lassitude démocratique, de ses mécanismes et des règles d’airain de l’économie. Cela concerne tout le spectre politique, de la gauche à la droite, et le phénomène est mondial. On l’a vu aux États- Unis, en Angleterre avec le Brexit, en Turquie, au Brésil, en Israël… La France n’échappe pas à ce phénomène.

Ce qui promet une année de campagne présidentielle particulièrement mouvementée… Vous vous y préparez?
Évidemment. Avec Anne-Claire Coudray et la rédaction de TF1, nous réfléchissons aux meilleurs moyens d’informer les téléspectateurs en prenant en compte l’équité entre les candidats. C’est un exercice compliqué car il faut être mordant dans les débats tout en posant les bonnes questions. Donc oui, je commence à réviser mes classiques ! (Rire.)

(*) Rediffusé mardi à 21.50.

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