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 Trésor Films
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«Pupille» de Jeanne Herry avec Elodie Bouchez : la justesse de l’émotion

Première diffusion le 20 août à 20.50 sur Canal+ Cinéma de «Pupille», un film qui touche profondément par sa justesse, sa tendresse et l’excellence de son interprétation. C’est le coup de cœur de cette semaine !

Pour son deuxième long-métrage après Elle l’adore, Jeanne Herry n’a pas choisi la facilité. En racontant le long cheminement de l’adoption, la réalisatrice risquait de tomber dans le pathos, la mièvrerie ou l’austérité du film à débat. Elle déjoue tous les pièges avec aisance et réussit un bijou de sensibilité.

L’histoire? Celle d’une jeune fille qui accouche sous X d’un petit garçon qu’elle destine à l’adoption. Parallèlement, on découvre une femme qui espère devenir mère depuis dix ans. Alors que la machine se met en marche autour des multiples procédures d’adoption, les services de l’aide sociale à l’enfance s’occupent du bébé. «J’ai compris que la tâche de ces travailleurs sociaux était de trouver des parents pour un bébé, pas de trouver un enfant pour des parents en manque : cela a été une révélation. J’ai alors mis en place des dispositifs de fiction intéressants dans la matière documentaire».

Un travail dans l'ombre

Loin d’être un mode d’emploi de l’adoption, Pupille ausculte le long parcours émotionnel et les nombreuses étapes qui rythment les premiers mois de ce nouveau-né. Et révèle un processus rarement évoqué au cinéma. «J’ai voulu raconter ce temps très court des deux mois et demi qui séparent la naissance de l’enfant de son placement, ce fameux “délai de rétractation” où c’est le collectif social qui prend soin de lui. Des assistantes sociales aux familles d’accueil, il y a là des personnes fabuleuses qui travaillent dans l’ombre.»

Si Pupille nous touche en plein cœur, c’est aussi beaucoup grâce à la beauté de son interprétation. Dans le rôle de la responsable du conseil de famille, on trouve l’épatante Miou-Miou (rappelons que la cinéaste est la fille de Miou-Miou et Julien Clerc). Jeanne Herry retrouve Sandrine Kiberlain qu’elle avait dirigée dans son premier long-métrage. «Elle m’inspire énormément», déclare-t-elle à propos de sa comédienne, parfaite en éducatrice spécialisée.

À ses côtés, Gilles Lellouche est bluffant en père d’accueil, un rôle magnifique qui lui a valu une nomination au césar du meilleur acteur. «Ce qui me désole, c’est lorsqu’on me voit comme un macho ou même un “hétéro-beauf” comme j’ai pu le lire il y a quelques années, confie-t-il. Mon personnage dans Pupille était écrit avec une telle bienveillance que je me suis glissé dans un bloc de tendresse et de délicatesse.» Il y est renversant de subtilité et d’émotion intériorisée. Citons aussi Élodie Bouchez, bouleversante en adoptante pleine d’amour. Car c’est bien d’amour dont il s’agit dans Pupille, histoire poignante d’une rencontre entre une mère et son fils de trois mois.

SPÉCIAL ANGOULÊME

Pupille ouvre une programmation spéciale Festival du film francophone d’Angoulême, du 20 au 25 août sur Canal+ Cinéma, avec dix films découverts lors de l’édition 2018. Suivront, mercredi, l’inédit Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin (20.50) et I Feel Good de Benoît Delépine et Gustave Kervern (22.40). Jeudi, les inédits Les bonnes intentions de Gilles Legrand (20.50) et Amin de Philippe Faucon (22.30). Vendredi, Le poulain de Mathieu Sapin (20.50) et 16 Levers de soleil de Pierre-Emmanuel Le Goff (22.20). Samedi 24, Sofia de Meryem Benm’Barek (20.50) et Ma fille de Naidra Ayadi (22.10). Dimanche 25, Le vent tourne de Bettina Oberli (20.50).

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