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 Fred Stucin / Pasco&co /  M6
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«Extravagantes»: Olivier Marchal l'extravagant

Dans «Extravagantes», diffusée le 10 mai à 23.20 sur Paris Première, l’acteur-réalisateur livre ses confidences sur le monde interlope de la nuit, côtoyé durant ses années de flic.

Entré par vocation à 22 ans dans la police, il a ensuite embrassé par passion le monde du cinéma. Fidèle, cash, entier, Olivier Marchal travaille d’arrache-pied pour se débarrasser de ses “fantômes”. Interview.

À la proposition de l’émission, vous avez dit banco?
Oui, sans réfléchir. Je me suis prêté à l’exercice sans problème, sans regarder les précédents numéros, pour être surpris et vivre la chose sans a priori.

D’emblée, vous dites que ce lieu vous rappelle un petit boxon quand vous étiez condé…
Après de belles filoches (filatures, ndlr), on allait faire la fête à Pigalle, on allait danser dans les boîtes. J’ai connu cet endroit en tant que flic et aussi lorsque j’ai tourné une séquence de mon premier film, Gangsters (2002). Beaucoup de choses me sont revenues à ce moment.

La nuit, vous croisiez la route de prostituées, de voyous…
J’avais 22 ans et travaillais avec des mecs qui avaient vingt ans de PJ. J’ai rencontré des gros voyous, des travelos, je me suis planqué dans des endroits impossibles. J’ai le souvenir d’une boîte à Belleville tenue par un ancien voyou qui avait le calibre sous le tablier. J’avais, à l’époque, une vieille Coccinelle décapotable et, avec nos gueules de bad boys à la Patrick Dewaere, les cheveux longs, la moustache, le blouson en cuir, les boots et la carte de police, on emballait beaucoup…

Vous avez même failli…
Une fois, je suis tombé amoureux d’une prostituée. J’étais raide dingue d’une jolie brune espagnole mais cela n’a pas été plus loin. Je risquais la prison…

Que retenez-vous de vos années à la Brigade criminelle ou à la section antiterroriste?
J’ai vu tellement de saloperies, croisé le chemin de tant de gens dégueulasses. J’ai été très vite habité par des choses lourdes et pesantes. Le jeunot de 22 ans qui est entré dans la police est devenu adulte à 24 avec le mental d’un mec de 40 ans.

Certains fantômes de la nuit vous hantent-ils encore?
Tout le temps. Je suis un écorché vif. Je n’ai aucune considération pour le genre humain. Si j’avais continué à être flic, je serais devenu un ripou pour profiter du système ou je me serais mis une balle dans la tête. Le cinéma m’a pris par les cheveux, m’a tenu la tête hors de l’eau et je suis toujours à ras bord. Je continue à être un nuiteux, à me coucher tard, me lever tôt et à encaisser beaucoup d’heures de travail.

Dans un tout autre genre, le 22 mai, vous serez dans une série drôle et décalée sur Téva, «Marie et les choses».
J’incarne le papa largué et la tête dans les étoiles de Marie Papillon, une influenceuse qui fait parler les objets du quotidien. Cela a été très drôle à jouer.

Vous écrivez également un scénario, «Backroom».
J’adapte en fait une première version écrite par mon copain Simon Michaël (ancien officier de la PJ devenu scénariste, ndlr). C’est l’histoire d’un flic qui tombe amoureux de l’avocat du mec qu’il est en train de faire tomber.

Et il y aura aussi la suite des « Rivières pourpres » pour France 2…
Les huit prochains épisodes de la saison 4 sont en écriture pour un tournage prévu à la rentrée. Pour l’instant, je dis oui mais je ne veux pas devenir le Derrick de la télé.

Pour terminer: quel est votre gâteau préféré dans la pâtisserie paternelle de votre enfance?
Le vaucluse composé d’une génoise, recouverte d’une crème pâtissière fourrée à la fraise puis de pâte d’amande légèrement chocolatée. La madeleine de Proust de mon enfance. 

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