Dans ce thriller mené tambour battant, Tahar Rahim incarne Tibor Stone, ancien tueur d’élite devenu témoin clé contre Pegasus, le réseau criminel qu’il a autrefois servi. Il revient sur cette expérience atypique qui lui a déjà donné l’envie de recommencer.
Qui est votre personnage, Tibor Stone ?
Tibor est un tueur professionnel qui a travaillé pendant vingt ans pour ce qui est certainement l’organisation criminelle la plus importante du Royaume-Uni. Il se retrouve contraint de témoigner contre elle. On découvrira pourquoi en chemin. Évidemment, cette organisation ne veut pas que cela arrive. Elle va tout faire pour l’éliminer.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de l’incarner ?
Ce qui m’intéressait beaucoup, c’est qu’il soit sociopathe. Attention, pas psychopathe ! Dans le monde de la psychologie, on dit souvent que le sociopathe le devient, tandis que le psychopathe naît ainsi. Même si je ne crois pas que quelqu’un puisse naître fondamentalement mauvais, j’ai trouvé cette distinction très intéressante.
Qu’avez-vous découvert sur ce type de personnalité ?
Les sociopathes n’entrent en interaction avec les autres que pour obtenir quelque chose. Ils ne savent pas construire de rapports humains autrement. C’est ce que Tibor va faire avec Amber, l’agente chargée du transport de prisonniers, pour atteindre le tribunal et éviter de mourir. En chemin, tous deux vont devoir s’entraider et évoluer ensemble, puisqu’ils sont menottés l’un à l’autre.
Comment avez-vous vécu le fait d’être constamment menotté à votre partenaire ?
J’ai eu la chance de tomber sur quelqu’un comme Izuka Hoyle. En plus d’être une actrice remarquable, elle n’a pas peur d’y aller, répond toujours à l’improvisation, reste constamment dans le jeu et possède une capacité de coordination physique impressionnante. C’est aussi une belle âme, très généreuse, avec beaucoup d’empathie.
Tourner à l’international, est-ce différent que de tourner en France ?
Le rapport au travail change. Aux États-Unis, tout est très réglementé. On travaille, puis chacun rentre chez soi. Humainement, c’est un peu moins chaleureux qu’en France. C’est une autre manière de travailler. L’Angleterre se situe pile entre les deux.
Comment définiriez-vous la série ?
C’est avant tout une série de personnages. L’action et le thriller sont formidables quand ils ne sont pas gratuits. Ici, ils viennent servir le propos, l’histoire et le drame. J’avais envie de m’inscrire dans cet univers-là.
L’action est-elle un genre que vous aimez ?
Oui, tout me plaît, à partir du moment où c’est bien. Le thriller d’action, je ne l’avais jamais vraiment fait, faute d’occasion ou de propositions suffisamment qualitatives. Là, l’occasion s’est présentée, je l’ai saisie. Et pourquoi ne pas le refaire ? C’est assez amusant.