Aller au contenu principal
Domine Jerome/ABACA
Alex Vizorek à la réception en l'honneur des nommés aux Molières
Domine Jerome/ABACA

Alex Vizorek, L’homme-orchestre

Pour la troisième fois, l’humoriste rempile à la présentation de la cérémonie des Molières qui devrait être joyeuse et pleine de surprises. Interview.

Alex Vizorek court partout ! Radio (RTL), télé (France 2), deux spectacles en parallèle sur scène, trois bandes dessinées, un livre… Il est pressé de tout faire tant que cela marche.

Qu’aimez-vous dans une cérémonie comme Les Molières ?

Avec la soirée des César, tout récemment, que j’ai trouvée exceptionnelle, j’ai le sentiment que le public est réconcilié avec les cérémonies. Je souhaite que le public trouve le même amusement avec le théâtre, le vieux grand frère du cinéma… Nous sommes complémentaires. Il est difficile de réinventer le genre mais j’ai accepté à nouveau car j’ai envie que la soirée soit intense, drôle, fluide, variée. Cette soirée est une belle contre-proposition à l’intelligence artificielle, au monde digital… Il n'y a rien de tel que de découvrir des artistes en vrai.

Quelles ont été vos premières expériences théâtrales, familiales ou scolaires ?

J’allais pas mal au théâtre avec mes parents et, lorsque ma mère estimait qu’on allait voir une pièce compliquée, elle me faisait la lecture du texte. J’ai le souvenir d’un Tartuffe avec Jacques Weber, Zabou Breitman et Isabelle Nanty, au théâtre des Galeries de Bruxelles. J’ai aussi vu très tôt des comiques comme Élie Kakou, Guy Montagné… Parfois, nous montions à Paris. J’aimais attendre les acteurs à la sortie du théâtre pour leur faire signer le programme. Je pense à Michel Bouquet, Jean-Pierre Marielle, Michel Galabru, Roland Giraud qui venait souvent jouer des vaudevilles à Bruxelles.

Après trois années de Cours Florent et deux expériences théâtrales, n’êtes-vous pas tenté par un beau rôle ?

Parfois, je pense que j’aurais pu continuer… J’ai aimé mes expériences 3 hommes et un couffin et L’Argent des autres avec Béatrice Agenin, Ça a été un plaisir immense que de travailler en troupe. Mais celui d’être seul sur scène et d’offrir son propre texte dépasse tout cela. Je ne dis pas que je ne retournerai pas jouer au théâtre… J’ai des envies. On m’a parlé d’Oscar Wilde que j’adore. J’y réfléchis, les choses évoluent dans les carrières et je ne le vis pas comme une exclusion. Pour l’heure, je me balade.

Après « Alex Vizorek est une œuvre d’art » et « Ad Vitam », voici « Deux et demi »… Un clin d’œil à Fellini ?

Tout à fait, j’arrive sur scène sur la musique de Nino Rota (compositeur attitré de Fellini et du film Huit et demi, ndlr). Il s’agit d’un stand up où je raconte ma vie. Et, en parallèle, je tourne avec un autre spectacle autour de la musique classique, accompagné de six musiciens… Je suis beaucoup en tournée, j’aime cette vie dans les hôtels et les trains.

Télé, radio, spectacles, livres… Vous êtes comme des bulles de champagne, toujours en effervescence…

(Rire.) J’aime l’idée de bulles… Je suis content d’être là. Si un projet m’excite et qu’il entre dans l’agenda, je le fais. Cela a toujours été ma façon de bosser, je choisis et m’amuse.

To Top