Entre Cyril Féraud et Fort Boyard, c’est une vieille histoire. À 15 ans, il envoyait des courriers à la production pour suggérer des épreuves. À 18, il était stagiaire sur le Fort. À 35, il devenait Cyril Gossbo, un personnage récurrent de l’émission. À 41 ans, il écrit un nouveau chapitre de Fort Boyard avec de nouvelles règles, de nouveaux personnages, le retour d’anonymes, et davantage de jeux dans le jeu.
Ça y est, vous voilà à la tête de Fort Boyard !
C’est l’émission qui m’a donné envie de faire de la télé, c’est une belle histoire. J’avais 5 ans quand Fort Boyard a commencé en 1990, et je suis tombé amoureux de ce jeu d’aventure spectaculaire. J’ai grandi avec Fort Boyard. Animer l’émission aujourd’hui est une fierté, un héritage, une responsabilité.
Comment avez-vous vécu les premiers jours de tournage ?
Le jour de la répétition, j’ai eu le sentiment d’entrer dans la télé. Et je me suis mis la pression. Mon histoire avec le Fort, c’est bien beau, mais cela ne me donnait pas pour autant un ticket d’or. Même si j’ai aussi présenté La Carte aux trésors pendant huit ans, en extérieur, dans des conditions également complexes. Sur le Fort, je ne voulais pas faire perdre de temps à l’équipe, alors j’ai bachoté, j’étais en stress, puis j’ai eu un déclic et je me suis dit : kiffe, vis l’aventure comme les candidats. Et j’ai pris un plaisir au-delà de ce que j’imaginais. Dès le premier jour de tournage, d’ailleurs, ma montre connectée m’a félicité d’avoir monté 55 étages.
Avez-vous, une fraction de seconde, pensé à refuser la présentation ?
Il y a eu une vraie réflexion. On dit souvent qu’il ne faut pas rencontrer ses idoles… Je peux vous dire que je n’ai pas pris la décision à la légère et ce défi demeure très particulier dans mon cœur.
Vous succédez à Olivier Minne qui a officié pendant 23 ans. Avez-vous échangé avec lui ?
On se connaît depuis des années et il est la première personne que j’ai appelée et prévenue. Il a eu l’élégance de m’envoyer un texto le premier jour de tournage pour me souhaiter bonne chance.
Quel est votre premier souvenir de Fort Boyard ?
Les premières années de Patrice Laffont qui incarnait un maître du Fort sévère, et aussi la lutte dans la boue que j’adorais.
Quelle a été votre implication dans ce nouveau Fort Boyard ?
D’emblée, on a tous eu envie d’aller dans la même direction, de rajouter du jeu dans le jeu, des enjeux, des aventures, de créer des temps forts pour cumuler des gains tout au long de l’émission. Vous allez voir des séquences waouh.
Et, dans chaque épisode, vous conviez un ou une fan de l’émission…
Moi qui ai été fan, pouvoir accueillir un anonyme a été magique. À chaque fois, le ou la candidate a été la mascotte, elle s’est surpassée pour la bonne cause.