Voilà bien longtemps que nous évoquons l’OLED dans ces colonnes. Hier Graal inaccessible des téléviseurs avec son système d’éclairage électroluminescent (chaque pixel s’éclaire indépendamment des autres), le principe de l’Organic light-emitting diode se démocratise et a fait des émules chez la plupart des constructeurs. En coulisses, c’est LG Display qui produit les dalles OLED pour la majorité de ses concurrents, désormais nombreux à proposer ce type d’écran: Philips/TP Vision, Sony, Panasonic, Grundig... Et aujourd’hui, dans les rayons, face aux classiques téléviseurs LCD, les acheteurs ont le choix et répondent présent.
«De janvier à août, le marché des téléviseurs OLED est en croissance de +70,8% en France», constate-t-on chez Philips. Si les ventes de téléviseurs OLED ne représentent encore qu’à peine 6% du marché en volume, et malgré un prix en moyenne trois fois supérieur à celui d’un classique téléviseur LCD, plus de 133 000 exemplaires ont trouvé acheteur cette année en France. Pourquoi?
«L’OLED est LA référence en termes de contrastes, de couleurs, mais surtout de noirs. Son rendu s’apparente beaucoup plus à celui d’une salle de cinéma», explique Sébastien Minaux, chef de produit TV chez Sony France. De son côté, et outre son tarif moindre, le téléviseur LCD et son image lumineuse seront plus à leur aise dans un environnement plus éclairé.
On peut donc clairement s’orienter vers l’OLED si l’on est d’abord fan de cinéma à la maison. L’écrasant développement des plateformes comme Netflix, Prime Video, OCS, Disney+, Apple TV+ milite pour lui avec une offre sans cesse renouvelée de longs-métrages. Sans oublier la VOD ou le Blu-ray qui, quatre mois après leur sortie en salle, proposent les dernières nouveautés directement sur nos petits écrans. The Father, Le Discours, Cruella... sont déjà là. Et l’on attend Fast & Furious 9, Titane, Benedetta, Kaamelott: Premier volet courant novembre.
Autre avantage de l’OLED: le temps de latence de ses écrans. Avec son affichage hyperréactif, la technologie séduit les amateurs de jeux vidéo. «C’est un avantage certain pour les gamers qui veulent uniquement gagner sur leurs performances à eux», complète Sébastien Minaux. S’il faut compter un peu moins de 1000 euros (*) pour s’équiper d’un téléviseur OLED premier prix, l’addition flirte avec les 1 500 à 2 000 euros (*) pour un modèle en 55 pouces (140 cm). Et elle s’envole au-dessus de 2 500 euros (*) dès que l’on passe le cap des 65 pouces (165 cm).
(*) Les prix sont donnés à titre indicatif et peuvent varier suivant les boutiques et sites internet.